PETITION CONTRE LE PROJET AUTOROUTIER VSV
DE LA CRAU ET DE LA CAMARGUE
SIGNATURES
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Arguments contre le tracé VSV
Situation actuelle: la RN 113 assure la liaison de l'A54 entre le péage d'Emigny vers Salon de Provence et le péage d'Arles vers Nîmes. Projet du gouvernement: création d'une autoroute contournant Arles par le sud: la variante « Sud-Vigueirat » (dit projet VSV) :
Historique:
Cependant, contre toute attente, ce tracé a été retenu par le ministre des transports, Monsieur Gilles De Robien, le 7 février 2005. A ce titre, nous vous proposons de consulter un document rédigé en 2008 par la Direction Régionale de l'Equipement, qui faisait déjà état de nombreuses difficultés, notamment environnementales, concernant le projet de contournement d'Arles par le sud: cliquez ici.
Bien entendu, un tel projet va contribuer à favoriser/accroitre le transport routier. Or, il constitue l'une des principales causes de dégradation de notre environnement.
En effet, les transports routiers sont responsables:
Le Grenelle de l'environnement a clairement prévu que «la capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter» afin de parvenir à un objectif de «réduction de 20% d’ici 2020 des émissions actuelles du secteur des transports» (objectif repris par l'article 10 de la loi «grenelle I» du 3 août 2009 portant mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement).
Le grenelle confirme «l'engagement pris par la France de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050 en réduisant de 3 % par an, en moyenne, les rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, afin de ramener à cette échéance ses émissions annuelles de gaz à effet de serre à un niveau inférieur à 140 millions de tonnes équivalent de dioxyde de carbone» (art.2). On l’a vu, le transport routier est le premier responsable des émissions de gaz à effet de serre. La construction d’une autoroute et l’incitation qu’elle créera pour le renforcement du trafic routier est parfaitement contraire à l'objectif précédemment énoncé.
«Les mesures nationales de lutte contre le changement climatique porteront en priorité surla baisse de la consommation d'énergie des bâtiments et la réduction des émissions de gaz à effet de serre des secteurs des transports et de l'énergie» (art.2)
L'article 10 de la loi Grenelle I du 3 août 2009 précise: «Dans une logique de développement des transports multimodale et intégrée, l'Etat veillera à ce que l'augmentation des capacités routières soit limitée:
En l'espèce, le projet VSV ne correspond ni au traitement d’un point de congestion, ni au règlement d’un problème de sécurité, ni à un quelconque intérêt local.
L’article 10 précise également:«Les projets permettant d'achever les grands itinéraires autoroutiers largement engagés seront menés à bonne fin dans les meilleurs délais et dans le respect de normes environnementales conformes au développement durable ».
Ainsi, les projets « largement engagés » avant le Grenelle ne seront pas remis en cause par le Grenelle : les autres oui. Or, le projet VSV n’est pas « largement engagé » en ce sens qu’il n’a à ce jour fait l’objet d’aucune autorisation administrative ou autre déclaration d’utilité publique. C’est d’ailleurs pour cela que les projets de contournement routiers de Bordeaux et Toulouse ont été abandonnés par le Ministère de l’Ecologie en juin 2008 : le projet VSV prés d’Arles doit subir le même sort.
Pour rappel, les objectifs sont les suivants:
Or, le trafic ne disparaitra pas de la RN 113. Un contournement autoroutier diminuerait peut-être le nombre de camions affectés au transport international sur la RN 113 mais les camions de transport national et local continueront à utiliser la RN 113 tout comme les automobilistes locaux et autres utilisateurs soucieux d'éviter les péages. En outre, rappelons que la grande majorité des industries et centres économiques de la région étant situées, dans les zones industrielles du Nord d'Arles, de Tarascon, Beaucaire, Chateaurenard, Saint Etienne du Gré et d'Avignon (cf. paragraphe V.) de nombreux camions et véhicules légers devront utiliser une rocade encore à construire qui viendrait définitivement encercler Arles par le Sud et l'Ouest. Cette rocade multiplierait les nuisances sonores, les pollutions et autres risques liées à toute infrastructure routière.
Considérant les spécificités territoriales du pays d'Arles, il existe la possibilité de combiner les transports fluviaux, maritimes, ferroviaires et routiers si les infrastructures routières étaient correctement orientées. Par ailleurs, le projet est clairement contraire au développement économique du pays d'Arles:
L’hypothèse d’un aménagement de la RN113 n'a pas été étudiée par la DDE. Or, le passage actuel de la RN 113 à la limite Sud de la ville d'Arles et les nuisances sonores et autres pollutions qu'il génère pourraient être diminuées : - à très court terme par :
- et à plus long terme: par la mise en place d'un passage sous-terrain (les dispositifs de sécurité ont considérablement évolué depuis l'incident du Mont Blanc et de nombreux tunnels sont aujourd'hui utilisés et réalisés, comme à Marseille). La réalisation de ces enfouissements, couvertures et autres mesures de protection permettrait une véritable réappropriation de la zone par la ville avec création de jardins, d'aires de jeux et d’éléments urbains, comme c'est le cas sur une partie des périphériques à Paris.
Conclusion
A l’heure de la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, des choix stratégiques écologiquement responsables, de la lutte contre le réchauffement climatique, de la préservation de la biodiversité et de la réduction des pollutions, il n’est pas concevable que la VSV, voie le jour. Ce projet d’autoroute injurie le bon sens :
En réalité, il s'agit d'un projet dépassé et dangereux qui doit être abandonné au profit d'une réalisation cohérente et moderne, composée de plusieurs mesures pouvant être mise en œuvre de manière successive conformément à un programme d'aménagement durable traitant en priorité la réduction drastique des pollutions de la RN 113. On ne peut rester sourd au réveil écologique de notre pays et aux aspirations légitimes à un développement harmonieux. Le monde a changé depuis les années 90 : une conscience grandissante et généralisée de la nécessité de préserver notre planète, un constat alarmant du réchauffement climatique, une acceptation de la nécessité de chacun de prendre des mesures individuelles et quotidiennes pour protéger notre environnement en recyclant, roulant moins en voiture et moins vite. A l'heure de l'heureuse responsabilisation collective et individuelle face à qualité de l'environnement, la VSV apparait comme un vestige absurde des politiques d'aménagement brutal qui ont saccagé notre pays et particulièrement la région PACA. Le projet VSV doit être définitivement abandonné.
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